The Jane Doe Identity (André Øvredal – 2017)

Genre : Épouvante-horreur, thriller

Casting : Brian Cox, Emile Hirsch

Durée : 1H39 mn

Budget : 1,5M $

8 out of 10 stars (8 / 10)

Cet article contient des spoilers.

En y repensant, 8 c’est peut-être un point trop haut si j’avais noté en toute objectivité la qualité de The Jane Doe identity. Néanmoins, j’avais envie de marquer le coup pour une oeuvre qui réussit ce que la majorité des films d’horreur ne savent plus faire aujourd’hui et qui reste quand même la fondation du genre : créer une ambiance et faire peur. Surtout à une époque cadencée par les suites, les remakes et les concepts usés jusqu’à la corde.

Les thèmes abordés ne sont pas nouveaux ( la sorcellerie, la nécromancie, le vaudou ) mais ils sont traités au travers d’un prisme différent. Qui est donc celui de l’autopsie d’une mystérieuse inconnue qui arrive sur la table d’un médecin-légiste et de son fils, qui se voient chargés de déterminer les causes de son décès qui se révèlent fort peu apparentes au premier abord.

Et c’est là que le film commence a frapper et a instaurer une savante ambiance, mélange de mystère, de malaise, d’interrogation et de peur. Il réussit de plus le tour de force de faire cela en un plan : le visage de la jeune décédée, yeux ouverts, vitreux et perdus dans le vide. Bien sûr, ce plan est répété de multiples fois mais il prouve bien qu’il n’y a pas besoin d’en faire des tonnes ou de dépenser des fortunes en effets spéciaux quand un concept est intelligemment utilisé.

La meilleure partie est d’ailleurs celle-là : de l’arrivée de la jeune femme sur la table, au début de son autopsie jusqu’à la découverte progressive d’indices qui laissent entrevoir ce qui a pu lui arriver. L’ambiance instaurée faiblit évidemment un peu après ça, puisqu’on passe d’un état où l’on sait que quelque chose cloche et qu’on se demande à quelle sauce on va être mangés, où l’on établit des hypothèses pour tenter de comprendre, à un état ou le mystère est levé en grande partie. Mais la suite du film reste néanmoins concluante et bien menée.

Evidemment, le film n’est pas parfait. On pourra lui reprocher l’utilisation de quelques jump scares téléphonés et prévisibles ainsi que d’un des poncifs du cinéma d’horreur, (le personnage amical tué par erreur en croyant affronter un monstre, dans ce cas la petite amie) mais néanmoins, ça reste convaincant et on pardonne vue la qualité globale de l’ensemble et sa faculté à nous avoir fait peur et titillé.

J’ai vu le film en VOSTFR à la maison, j’ai découvert qu’il était sorti au ciné en France, c’est une très bonne chose mais on ne peut que déplorer que ce soit beaucoup trop tardif par rapport à la sortie US. Et j’ai envie de dire que c’est typiquement le genre de film qu’on appréciera plus chez soi, la nuit, sous sa couette ou sur son canap’, seul ou en compagnie réduite que dans l’ambiance d’une salle de cinéma.

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